
Un week-end par mois, Isidoro Fernandez Román dispense les ateliers dédiés aux rythmes et aux percussions (compás et cajón flamenco).
À Jerez de la Frontera, ville d'où est originaire Isidoro, les palmas sont indissociables de la fête flamenca. C'est elles qui vont donner de la couleur et de la saveur à la musique. Le palmero est un musicien qui accompagne les groupes de flamenco. Ses mains et ses pieds (mais aussi sa voix) sont son instrument. Avec ses jaleos, il prodigue les encouragements à ses pairs, et soutient le compás, le rythme du flamenco. Il est indispensable au chanteur, à au danseur et au guitariste.
Isidoro Fernandez Roman est né à Jerez de la Frontera (Cadix, Espagne). Dans cette ville berceau de l'art flamenco, cette musique populaire se pratique depuis l'enfance dans les réunions familiales ou amicales, que l'on soit gitan ou non, et chacun s'exprime avec ses moyens à travers la guitare, la danse, le chant et les percussions.
Isidoro apprend la maîtrise des palmas pour le chant et la danse flamenco auprès de son père et de son oncle, aficionados, et tout deux palmeros virtuoses. Il développe son apprentissage du compas en accompagnant le cantaor José Mendez, neveu de la Paquera, avec lequel il participe au Premier festival de "Noches de la Plazuela" à Jerez de la Frontera, aux côtés d'artistes flamencos de renom tels que Juan Moneo El Torta, El Capulo de Jerez, Manuel Moneo, Niño Jero...
À son arrivée en France, il continue son évolution musicale en s'appropriant d'autres percussions : cajon, bongos, derbuka. Durant trois ans, il a accompagné des artistes flamencos à Paris : Manuel Delgado, Jean-Baptiste Marino, Serrita, Karine Gonzalez, Cristo Cortes, Lori la Armenia, Paco Nervaez, Nino Rosette, Diana Regaño, Dimitri Puyalte...
Il a accompagne également les stages de baile flamenco de la danseuse Maria del Mar Moreno, et il donne régulièrement des cours de palmas et percussions à Paris, où il continue à se produire sur scène avec divers groupes de flamenco.